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Séminaire
On 9 November 2026
St Martin d'Hères - Bâtiment Michel Dubois
La modulation des priorités attentionnelles visuelles comme médiateur entre exclusion sociale et comportement d'adaptation
Résumé : L'exclusion sociale et la douleur émotionnelle résultante sont des enjeux majeurs de santé publique. Pourtant, peu d'interventions permettent de les endiguer efficacement. D'un point de vue fondamental, il est bien admis que l'exclusion sociale perturbe la cognition. Par exemple, certains effets attentionnels visuels (e.g. capacité de suppression de distracteurs saillants, biais attentionnel envers les stimuli émotionnels) ont été mis en évidence. Toutefois, les interprétations qui en résultent ne sont ni consensuelles, ni concrètes, ni théoriquement reliées aux comportements d'adaptation post-exclusion, menant donc à des propositions d'implémentation clinique dont les mécanismes d'actions sont sous-spécifiés. L'objectif de ma présentation et du projet de recherche associé est de proposer des modules d'investigation inter-dépendants permettant de spécifier les liens entre exclusion sociale, attention visuelle et comportements d'adaptation. Premièrement, il s'agira de tester les effets comportementaux de l'exclusion sociale sur plusieurs facteurs modulant l'attention visuelle (e.g. émotions, motivation, apprentissage de régularités statistiques, buts, etc) à travers des tâches de recherche visuelle standardisées, de les relier à des comportements d'adaptation post-exclusion (e.g. pro/antisocialité, retrait social ou comportements non-sociaux de type comportements de santé) et d'en identifier les mécanismes cognitifs (e.g. modulation de patrons d'activité occipitale et de la connectivité effective avec des régions de plus haut niveau). Deuxièmement, il sera question de reproduire ces effets dans des conditions plus proches de la vie réelle, par exemple en utilisant des environnements immersifs. Troisièmement, je proposerai d'intervenir sur des instructions spécifiques d'orientation attentionnelle, par exemple en récompensant le fait d'ignorer activement des stimuli émotionnels, et/ou de perturber les mécanismes cérébraux précédemment identifiés, pour mesurer leur impact sur les comportements post-exclusion. Enfin, j'ouvrirai sur des possibilités d'implémentation prenant en compte des variables de sentiment d'exclusion sociale dans la vie réelle (e.g. auto-rapports). Ce projet présente donc une visée fondamentale et sociétale de premier plan.
Date
à 12h30
Localisation
St Martin d'Hères - Bâtiment Michel Dubois
BMD - Salle A6 Annie Génovèse
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