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4 mai 2021: 1 événement

Séminaires

  • Séminaires LPNC

    Mardi 4 mai 13:00-14:00 - Céline Borg - LPNC

    Maladie d’Alzheimer : émotions et douleur

    Résumé : Le diagnostic de la maladie d’Alzheimer (MA) repose essentiellement sur des épreuves neuropsychologiques mettant en avant des déficits cognitifs notamment de la mémoire en début de la maladie en lien avec une atrophie de l’hippocampe. L’amygdale est également rapidement atrophiée, ce qui provoquerait un déficit du traitement émotionnel chez les patients Alzheimer. Pourtant, dans la littérature, les différentes recherches menées sur les émotions auprès de ces patients ne font pas consensus et donnent lieu à des résultats très divergents. L’objectif, dans un premier temps, est d’objectiver l’existence de modifications des traitements émotionnels en début de maladie, mais également de montrer comment l’émotion qui est un auxiliaire de notre perception et de notre mémoire, peut être aussi préservée et utilisée en remédiation cognitive. Par ailleurs, l’amygdale est activée lors du traitement de l’expression de la douleur, mais très peu d’études s’y intéressent. Dans le système de la douleur, on peut considérer deux réseaux : le réseau informationnel permettant de définir la localisation du stimulus nocif ainsi que sa qualité. Ce réseau est étudié principalement à travers le seuil de détection du stimulus. Il permet de mesurer la sensibilité de la personne. Quand ce réseau est atteint on parle de trouble sensoriel, comme dans le cas de l’hypoesthésie. Le second réseau est affectif et motivationnel. Il donne une dimension subjective à la douleur ressentie et module la réponse au stimulus. L’intensité accordée à ce dernier et le seuil de tolérance sont deux indices permettant d’évaluer la composante émotionnelle et motivationnelle de la douleur. La dissociation entre ces deux réseaux est illustrée par la dissociation sensibilité/intensité que l’on retrouve dans certains troubles. Elle a été montrée par exemple chez les patients atteints de schizophrénie qui détectent bien les stimuli potentiellement nocifs mais qui leur attribuent une intensité moindre. Nous verrons donc dans un 2ème temps, si une telle dissociation existe dans la MA.

    Lieu : Salle virtuelle Zoom du laboratoire (mot de passe : cognition)

    En savoir plus : Séminaires LPNC