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Séminaires LPNC

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Séminaires

  • The neural correlates of visuo-spatial information processing in healthy aging
    26 novembre 2019 - 13:00 - Stephen Ramanoël - InsSorbonne Universités, INSERM, CNRS, Institut de la Vision

    Résumé : The 21st century is marked by a demographic “graying” of the global population. In this context, spatial navigation as a complex behavior encompassing perceptual and cognitive processes, provides an ideal framework for the study of normal and pathological aging. Older adults exhibit prominent impairments in their capacity to navigate efficiently, reorient in unfamiliar environments or update their path when faced with obstacles. This decline in navigational capabilities has traditionally been ascribed to memory impairments and dysexecutive function whereas the impact of visual aging has often been overlooked. The ability to perceive visuo-spatial information such as the overall layout of an environment or the salient landmarks it contains is essential to navigate in space efficiently. To date, the functional and neurobiological factors responsible for the deterioration of visuo-spatial functions in the elderly remain insufficiently characterized. To address this issue, we implemented a highly interdisciplinary approach, bringing together clinical, psychophysical and behavioral assessments as well as neuroimaging paradigms combining morphometric measurements, connectivity analyses, functional magnetic resonance imaging (fMRI) and virtual reality. This work helps towards a better comprehension of the neural dynamics subtending visual-cue based navigation and it provides new insights on the impact of age-related visuo-spatial processing changes on navigation capabilities.

    Lieu : Bâtiment Michel Dubois (ex. BSHM), salle A006


  • Regard et cognition humaine : effets, mécanismes et enjeux thérapeutiques
    17 décembre 2019 - 13:00 - Laurence Conty - Laboratoire CHArt, Université Paris-Nanterre

    Résumé : Un nombre important de données empiriques étayent l’hypothèse que le regard d’autrui module implicitement, voire automatiquement, les processus cognitifs et les comportements concomitants ou subséquents au regard. Après avoir exposé les données phylogénétiques et ontogénétiques qui soulignent l’importance du regard dans la cognition humaine, je présenterai ses effets principaux. Je les catégoriserai en deux grands types, les effets liés au regard direct (qui crée un contact visuel) et ceux liés au regard dévié, une dichotomie dont la valeur est toutefois plus pragmatique que théorique. A cet égard je questionnerai les mécanismes cognitifs et cérébraux mis en jeu par différentes directions de regard. Il est essentiel de souligner que les effets du regard d’autrui sont majoritairement bénéfiques pour la cognition (e.g. amélioration de la mémoire, augmentation de la conscience corporelle, amélioration de l’orientation spatiale). Je présenterai ainsi les premiers résultats obtenus par mon équipe de recherche chez des patients atteints de maladie d’Alzheimer et de négligence spatiale unilatérale, dont l’objectif est de caractériser le potentiel thérapeutique des effets du regard d’autrui.

    Lieu : BSHM-A006


  • Construction de la représentation du corps en action au cours du développement typique et atypique
    14 janvier 2020 - 13:00 - Christine Assaiante - Laboratoire de Neurosciences cognitives, Université d'Aix-Marseille

    Résumé : Pour percevoir et agir dans son environnement, les caractéristiques du corps de l’individu ainsi que ses interactions avec son milieu sont représentés dans le cerveau. Cette représentation interne du corps en action est appelée le schéma corporel. Au cours des différentes étapes de la vie, le schéma corporel se construit sur la base du couplage perception-action utilisé dès la naissance par le corps en interaction dans son milieu aussi bien physique que social. Ce couplage précoce perception-action, sous-tendu par le système des neurones miroir, sert de base aux représentations internes du corps en action. Ces représentations sensorimotrices se développent avec l’apprentissage et l’acquisition de nouvelles habiletés motrices au cours de l’ontogénèse et sont constamment réactualisées à partir des différentes informations sensorielles. Au cours de ce séminaire, je présenterai quelques résultats expérimentaux, sur le schéma corporel, les représentations internes et les processus de réactualisation étudiés selon une approche neurosensorielle à partir de protocoles comportementaux et de neuroimagerie chez l’enfant et l’adolescent au développement typique ou atteint de troubles des apprentissages.

    Lieu : BSHM-A006


  • The sources of subjective experiences of memory : The case of memory vividness in healthy aging
    28 janvier 2020 - 13:00 - Christine Bastin - Université de Liège, Belgique

    Résumé : Recollection allows humans to retrieve specific details about past events (objective recollection) and to have the subjective feeling of re-experiencing these events (subjective recollection). Healthy aging affects episodic memory, but has a differential impact on subjective and objective recollection. Indeed, older adults typically judge their memories as being very vivid or claim high confidence in their memory (i.e., intact subjective recollection). However, they recall fewer episodic details (i.e., diminished objective recollection). Our research aims at understanding the mechanisms behind this dissociation. Using a lab-based and a lifelogging approach, we observed that older adults’ ratings of having vivid memories for past events do not rely as much on the actual number of episodic details they retrieve as in young participants. We conducted some behavioural and neuroimaging (fMRI) studies to examine the possible sources of vividness ratings in healthy aging. This work can inform us about how humans generate the subjective experience of remembering.

    Lieu : BSHM-A006


  • Quoi de commun entre apprendre à lire et apprendre à faire du vélo ? Éléments sur la comorbidité entre dyslexie et trouble développemental de la coordination
    17 mars 2020 - 13:00 - Marianne Jover - Centre de Recherche en Psychologie de la Connaissance, du Langage et de l'Emotion, Université Aix-Marseille

    Résumé : La dyslexie et le trouble développemental de la coordination sont deux troubles neurodéveloppementaux dont les caractéristiques sont très différentes mais qui apparaissent souvent de façon comorbide chez les jeunes patients. Ce constat suggère l’existence de mécanismes étiopathogéniques communs, hypothèse qui a déjà été avancée dans la littérature. Ainsi, par exemple, le modèle du développement cérébral atypique (Gilger & Kaplan, 2001), le modèle du déficit d’apprentissage procédural (Nicolson & Fawcett, 2007) ou le modèle du déficit multiple (Pennington, 2006) tentent d’expliquer la fréquence de la comorbidité classiquement décrite entre les troubles des apprentissages ou les troubles neurodéveloppementaux. Je présenterai et comparerai dans ce séminaire deux projets de recherches menés autour de la comorbidité entre dyslexie et trouble développemental de la coordination qui recourent à des méthodologies différentes. Le premier a consisté à analyser les performances motrices et de lecture, ainsi que différentes tâches graphomotrices dans une large cohorte d’enfants présentant un trouble des apprentissages au sens large du terme (doctorat Huau, 2015). La seconde, a contrario, repose sur l’analyse et la comparaison des performances graphomotrices d’enfants dyslexiques et/ou avec un trouble développemental de la coordination, inclus sur des critères très stricts (DYSTAC MAP Chaix et al., 2014).


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