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Soutenances de thèses

publié le , mis à jour le


    • Soutenance Julie Bertrand
      20 octobre - 13:30 - Julie BERTRAND

      Résumé : La maladie d’Alzheimer est caractérisée par des déficits de mémoire. Toutefois, il est encore difficile de déterminer dans quelle mesure ces personnes ont connaissance ou non de leurs problèmes de mémoire. L’objectif de cette thèse est d’explorer plus en détail les capacités métamnésiques (connaissance de sa propre mémoire) des personnes atteintes d’une maladie d’Alzheimer. Les études antérieures révèlent un pattern de résultats complexes concernant la métamémoire dans la maladie d’Alzheimer et suggèrent en particulier un fractionnement de la métamémoire (Souchay, 2007). Ce travail de thèse explore l’hypothèse d’un fractionnement des capacités de métamémoire (1) entre des tâches de mémoire à long-terme et des tâches de mémoire à court-terme, ou (2) en fonction du type de réponse demandé (jugement de rappel ou jugement d’oubli, ou (3) avec des mesures implicites). Pour étudier ce fractionnement, 7 études ont été réalisées comparant des jeunes adultes, des personnes âgées contrôles et des patients présentant un Trouble NeuroCognitif mineur amnésique ou majeur de type Alzheimer. Pour chaque étude, des analyses ont été réalisées afin de voir s’il existe un effet de l’âge ou de la maladie sur les différentes mesures de métamémoire. Les résultats observés confirment un fractionnement de la métamémoire, les patients étant plus précis pour prédire leurs performances sur des tâches de mémoire à court-terme (pourtant déficitaire) que sur des tâches de mémoire à long-terme. De plus, lorsque les jugements de métamémoire sont implicites, ils sont préservés dans la maladie (Mograbi et Morris, 2013) autant sur une tâche de mémoire sémantique que sur une tâche de mémoire épisodique. Enfin, contrairement à ce qui était attendu, les patients sont aussi précis que les personnes âgées pour prédire leurs oublis et leurs performances de rappel sur des tâches de mémoire épisodique et de mémoire sémantique. Ces résultats confirment donc l’existence d’un fractionnement de la métamémoire dans la maladie d’Alzheimer et permettent d’informer les modèles de la métamémoire (Flavell, 1979 ; Nelson et Narens, 1990) et de l’anosognosie (Cognitive Awareness Model : Agnew et Morris, 1998 ; Hannedotir et Morris, 2007 ; Morris et Hannesdotir, 2004 ; Morris et Mograbi, 2013).
      Mots-clés : Métamémoire - Mémoire - Alzheimer - Vieillissement - Conscience - Anosognosie

      Lieu : universite de Bourgogne

      Notes de dernières minutes :
      JURY
      - BEJOT Yannick (co-directeur)
      - SOUCHAY Céline (co-directrice)
      - BASTIN Christine (rapporteur)
      - CHAINAY Anna (rapporteur)
      - DIDIERJEAN André (jury)
      - ISINGRINI Michel (jury)
      - MOREAUD Olivier (rapporteur)


    • Rôle de la surdité précoce et de la langue des signes dans la plasticité fonctionnelle du champ visuel
      29 novembre - 13:00 - Chloé STOLL

      Résumé : L’expérience sensorielle précoce atypique ou l’expertise dans un domaine sont des phénomènes connus pour modifier certains aspects du traitement visuel. La surdité précoce profonde et la pratique de la langue des signes pourraient ainsi être deux sources distinctes de modulation du traitement visuel. Cette thèse s’intéresse à déterminer l’impact respectif de la surdité et de l’impact de la langue des signes dans le traitement de l’espace visuel périphérique et le traitement des visages et des expressions faciales. Ces processus ont été choisis puisqu’ils sont sollicités dans la communication en langue des signes. En effet, les signes de paroles sont perçus par le champ visuel périphérique inférieur et il est en même temps nécessaire de porter une attention particulière au visage de son interlocuteur qui délivre des informations syntaxiques, grammaticales ou encore affectives indispensables à la compréhension du discours.
      Pour cela, une première série d’études explore l’effet de la surdité et de la langue des signes sur le traitement visuel périphérique et notamment dans l’espace périphérique inférieur. Les résultats montrent que la pratique de la langue des signes chez les entendants peut influencer des aspects spécifiques du traitement visuel de l’espace inférieur et que principalement la rapidité du traitement visuel de bas niveau. La deuxième série d’études explore l’effet de la surdité et de la langue des signes sur le traitement des visages et notamment la reconnaissance des visages et des expressions faciales. Les résultats montrent des différences dans la stratégie d’exploration des visages pour la reconnaissance des visages chez les sourds signeurs avec un effet de la pratique de la langue des signes dans les mécanismes de prise de décision de reconnaissance des visages. Enfin, la surdité associée à la pratique de la langue des signes ne semble pas affecter les seuils de catégorisation d’émotions. Les résultats de nos six études enrichissent la littérature actuelle sur la plasticité sensorielle chez les personnes sourdes signeuses et illustrent l’importance de contrôler systématiquement l’effet de la langue des signes puisqu’elle semble induire des modifications dans le traitement visuel qui lui sont propres.
      Mots clés : Surdité ; langue des signes, plasticité visuelle, périphérie visuelle, reconnaissance des visages, reconnaissances des émotions

      Lieu : Amphi MSH-ALPESAvenue Centrale Domaine universitaire St Martin d'Hères


    • Soutenance Morgane BURNEL
      1er décembre - 00:00 -


    • Soutenance Cindy BELLANGER
      11 décembre - 00:00 -


    • Soutenance Violette HOAREAU
      19 décembre - 00:00 -


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