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INTERLAM - AGIR PEPS

publié le , mis à jour le

Interaction entre langage et motricité : accès aux concepts.

Titre court : INERLAM

Financement : AGIR-PEPS Édition 2016 ; Alpes Grenoble

Innovation Recherche ; Programme Exploratoire Premier Soutien

Responsable scientifique  : Perrone-Bertolotti Marcela (contact : / marcela@perrone-bertolotti.fr )

Plusieurs travaux soulignent l’implication du système moteur dans la compréhension du langage (Pulvermüller & Fadiga, 2010). En particulier, des études réalisées en neuroimagerie fonctionnelle ont montré une implication des régions motrices et pré-motrices lors du traitement des verbes d’actions chez les sujets sains (e.g., Boulenger et al., 2006) et un déficit sélectif dans le traitement des verbes d’action (e.g., courir, applaudir, écrire) chez des patients présentant des déficits moteurs (Boulenger, et al., 2008). De plus, ces implications motrices semblent être spécifiques aux effecteurs mis en jeu (e.g., pied, main, voir Hauk et al., 2004) et à la latéralité manuelle suggérée par le verbe (Hauk & Pullvermüller, 2011). Ces observations renforcent ainsi l’hypothèse d’une contribution fonctionnelle du système moteur dans la compréhension du langage (Shebani & Pulvermüller, 2013). Cependant, si de nombreuses études se sont focalisées sur l’implication du système moteur dans le système langagier, la réciprocité du lien entre langage et action reste mal connue (voir Yang & Shu, 2012). Par ailleurs, certaines études montrent que l’implication des informations motrices n’est pas restreinte à la compréhension du langage, mais que cette implication serait plus large et d’avantage relié aux représentations conceptuelles. Ainsi, ITERLAM vise à comprendre les interactions réciproques entre les systèmes langagier et moteur lors de l’accès aux concepts avec une approche interdisciplinaire. D’un point, de vue fondamental INTERLAM permet d’appréhender les informations nécessaires et suffisantes qui facilitent l’accès à une représentation conceptuelle. D’un point de vue clinique elle permet de promouvoir de nouvelles méthodes de rééducation reposant sur l’entraînement des capacités préservées. Plus spécifiquement, nous envisageons, à long terme, la remédiation des troubles du système langagiers par une implication du système moteur sain (voir Arévalo et al., 2012 et Karbach & Schubert, 2013). L’amélioration des connaissances théoriques pourrait également profiter aux études développementales, en particulier celles évaluant les difficultés d’apprentissage spécifiques à l’un des deux systèmes (e.g., dyspraxie et dyslexie). I

Collaboration interdisciplinaire (psychologie cognitive, contrôle moteur, psycholinguistique et neuroimagerie fonctionnelle) :

LPNC : Palleul-German, R. (Équipe Perception et Sensori-motricité) et Baciu M. (Equipe Langage)

GIN : Bastin J. et David O. (Équipe 11)